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Les bistrots sont candidats pour une inscription au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO

 

 

Un zinc, un expresso, des amis et une terrasse : les bistrots représentent l’art de vivre à la française, forts d’une présence historique dans la capitale, depuis le XIXème siècle.

Nos bistrots et nos terrasses sont ancrés dans notre culture quotidienne et dans notre mémoire collective : le peuple parisien s’y est retrouvé après les attentats du 13 novembre. Ils sont le fer de lance de l’image de Paris dans la culture populaire et l’imaginaire collectif, aussi bien en France qu’à l’étranger.

Lieux de partage, de brassage où tout le monde se réunit au comptoir, les bistrots accueillent les grincheux comme les bons vivants, les ouvriers comme les chefs d’entreprise. Ils confèrent à notre ville une convivialité difficile à trouver dans d’autres capitales.

Les comptoirs ont de tout temps inspirés les plus grands artistes : Manet s’est largement inspiré des cafés de Paris, à l’image de sa toile un Bar aux Folies Bergères. Au cinéma, les bistrots sont  les décors de scènes cultes, dans les Tontons Flingueurs de George Lautner ou plus récemment  dans Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet. Ces choix ne sont bien-sûr pas le fruit du hasard, le bistrot est un lieu de vie où se jouent les  joies et les drames du quotidien.

C’est ce patrimoine typiquement parisien que l’« Association pour l’inscription au patrimoine immatériel des bistrots et des terrasses de Paris pour leur art de vivre » souhaite valoriser en sollicitant le fameux label de l’UNESCO.

La Ville échange régulièrement avec les syndicats professionnels sur les problématiques rencontrées par la profession.  Elle soutient cette initiative, portée par Alain Fontaine, patron du bistrot Le Mesturet, alors que le nombre de bistrots en France est passé de 500.000 en 1900 à 34.700 en 2014 selon une étude menée par l’INSEE, l’IFOP et France Boisson. À Paris en revanche, le nombre de bars-cafés gravite autour de 2000 depuis 20 ans selon une étude de l’Atelier Parisien de l’Urbanisme.

Le label attribué par l’Unesco pourrait susciter des vocations auprès des jeunes générations dans un secteur qui peine à se renouveler. L’association aurait aussi les moyens pour créer un fond de transmission sur le modèle d’un fonds d’apprentissage, et un fond culturel pour l’organisation de concerts ou spectacles.

Nous souhaitons donc protéger les bistrots en tant que pratique sociale et culturelle. Oui, ces lieux de vie ont leur place auprès  de savoir-faire français déjà honorés comme le festnoz, le repas gastronomique ou le compagnonnage.

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